Je m'appelle Norbert, natif de Saint-Félix-Lauragais, enraciné jusqu'au bout des sabots dans les terres argileuses du coin. Je gratte la vie locale comme je laboure : à contre-courant, parfois râleur, toujours sincère. On me croise souvent sur mon vieux vélo rouillé entre deux bourgs avec un carnet fripé en poche et l'envie de chatouiller le patrimoine là où il démange. Chroniqueur obstiné des petites misères du quotidien et collectionneur de dictons oubliés, je n’ai jamais su regarder le Lauragais sans y trouver une histoire à raconter — surtout quand ça sent la pluie, le pain chaud ou les vieilles pierres qui murmurent.